Parutions

Vient de paraître le dernier numéro de la revue Nice Historique. « Les Présidents du Conseil Général de 1861 à 1932 pour une Histoire du Département » (113 année, n°3-4, juillet-décembre 2011).

 

L'UNION DU DÉPARTEMENT

11 février 1861. Vingt-quatre conseillers généraux du département des Alpes-Maritimes sont rassemblés à Nice autour de leur président Louis Lubonis et du préfet Gavini dans la salle de réunion du Conseil général. Le moment est historique. C'est la première fois que les représentants cantonaux du département créé par la loi du 23 juin 1860 se réunissent. L'innovation administrative est totale. Le nouveau département réunit en effet des territoire l'histoire séparait jusque-là les parties de l'ancien circondario de Nice rattachées à la France, l'arrondissement de Grasse démembré du département du Var et deux communes, Menton et Roquebrune, détachées de la Principauté de Monaco. Ce département des Alpes-Maritimes est totalement différent de celui créé en 1793. Celui-ci, d'abord limité au Comté de Nice, puis agrandi de la Principauté de Monaco fut étendu jusqu'à San Remo en 1805. Cette forme départementale était ligure ; la création de 1860 est provençale. La première s'inscrivait dans la continuité des extensions administratives de Nice en Ligurie occidentale au temps de la Maison de Savoie ; la seconde est une totale nouveauté depuis 1388 et la division de la Provence orientale.

Le nouveau découpage administratif n'a fait l'objet d'aucune concertation, ni sur place, ni à Paris. Il résulte du choix d'Alphonse Billault, le ministre de l'Intérieur, et de Napoléon III. Tous les responsables locaux ont été surpris. Chacun pouvait s'interroger sur le bien-fondé de l'opérations. Les Grassois avaient quelques raisons de regretter leur appartenance varoise et leur rattachement administratif à Nice. Les Niçois, pouvaient, à mesure que les mois passaient douter de la volonté de la France d'accomplir les promesses du printemps 1860. 11 y avait là de quoi nourrir rancoeurs et arrières pensées. La création du département des Alpes-Maritimes était ainsi un pari très risqué. Il a pourtant réussi. L'union des deux rives du Var a été réalisée.

Les raisons du succès tiennent particulièrement au travail persévérant et rassembleur accompli par le Conseil général des Alpes-Maritimes. Cette histoire est très mal connue. Nos approches historiques fragmentées n'ont pas facilité les choses. Ce numéro de Nice Historique éclaire une partie de cette histoire commune à partir de l'œuvre politique et administrative des présidents du Conseil général de 1861 à 1932. Il comble une lacune dans une histoire politique du département dominée par les aspects municipaux et parlementaires. Il permet de relativiser l'importance des cloisonnements et de s'interroger sur la pertinence d'un discours qui surévalue trop souvent la division départementale en deux parties. Perçue à travers les actions du Conseil général, l'histoire contemporaine des Alpes-Maritimes prend un autre sens.

Le Conseil général apparaît en effet dans les études qui suivent comme un espace de rassemblement. Les oppositions politiques, municipales ou législatives, y pénètrent difficilement. Lorsque c'est le cas, elles sont très vite neutralisées. L'intérêt commun cantonal prend le dessus, traçant pas à pas la voie d'une politique départementale L'équilibre est pourtant toujours précaire. Il n'est atteint qu'au prix de minutieux dosages administratifs et politiques. Le préfet y joue un rôle majeur. Il sait combien une assemblée départementale divisée peut perturber le fonctionnement de ses administrations. Il sait aussi que c'est lui qui devra exécuter les délibérations du Conseil général. Autant que les choses se passent du mieux possible.
 
L'influence directe du préfet se réduit après le Second Empire à mesure que la centralisation se desserre et que les partis s'organise. Les réformes de 1871 et de 1926 ont sensiblement accru les compétences et les pouvoirs de l'assemblée départementale. Le président du Conseil général occupe alors une place croissante dans les choix administratifs et dans le maintien des équilibres. Son élection, chaque année au début de la seconde session, est un moment fort de la vie politique locale. Le choix fait par les conseillers est toujours un acte politique riche d'enseignements sur le jeu des partis, sur les fidélités politiques, sur les alliances, sur les choix de carrière de l'élu, sur l'expression des intérêts cantonaux,

Deux courtes sessions par an, à l'ordre du jour toujours très chargé, permettent le débat. Le président, selon sa personnalité et ses objectifs politiques, arbitre ou oriente. Il dicte très rarement L'assemblée n'est pas toujours très docile La confrontation ouverte est toutefois peu fréquente. La concertation prédomine, même après des élections cantonales souvent très politisées, Le président est l'artisan de ces équilibres subtils entre les partis politiques, entre les cantons de la côte et ceux de la montagne et, bien évidement, entre les deux rives du Var.

Dix présidents ont assuré la direction du Conseil général durant cette période. Les personnalités sont très diverses: Louis Lubonis, le haut magistrat sarde qui se mit au service de l'Annexion ; le général Reille, petit-fils du maréchal Masséna, parti, aussitôt nommé, combattre les Prussiens ; l'Antibois Alexandre Gazon, polytechnicien et savant ; Fortuné Maure, le Grassois promoteur de « l'union des deux rives » ; François Malausséna, maire de Nice avant et après l'Annexion ; joseph Durandy, l'industriel halophile ; Maurice Rouvier, baron de la République opportuniste ; Flaminius Raiberti, restaurateur de la Marine nationale au lendemain de la Grande Guerre ; le bâtonnier Louis Gassin, grand avocat philanthrope ; Joseph Bermond, le poète félibre, mémoire de l'assemblée départementale. Trois n'ont occupé cette fonction qu'une année (Reille, Gazon et Bermond), tous les autres ont dirigé le Conseil général pendant au moins trois ans. Raiberti a été élu à 15 reprises et Rouvier à 20.

Cette diversité fait la richesse de l'institution. Il est d'ailleurs inutile de chercher à dresser un portrait-modèle. Qu'y a-t-il de commun par exemple entre Rouvier, 41 ans de carrière politique, dix fois ministre, et Joseph Bermond, maire de Valbonne et notaire de son état ? Parmi ces présidents on trouve des ministres, des parlementaires et de simples conseillers généraux, maires ou adjoints de leur commune. Les études qui suivent reflètent cette diversité. Pour les mieux connus, les députés et sénateurs - Lubonis, Malausséna, Rouvier et Raiberti -, les auteurs ont replacé leur activité au Conseil général dans le cours de leur vie politique. Pour les autres, il fallait d'abord faire sortir les personnages de l'ombre et dresser préalablement leur biographie. Six personnalités politiques sont ainsi mises en lumière : Reille, Gazan, Maure, Durandy, Gassin et Bermond. Dix présidents, dix façons de présider. Le lecteur sera certainement tenté de comparer.

                                                                                                                                                                                                                Michel BOTTIN


L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Écrit des Alpes-Maritimes (SERRE éditeur) vient de publier la thèse de Patricia Prenant, La bourse ou la vie ! Le brigandage et sa répression dans le pays niçois et en Provence orientale (XVIIIe-XIXe siècles).

Dans l’imaginaire collectif, les brigands sont perçus comme des héros populaires, tels Robin des Bois, Cartouche ou Mandrin. En effet, la littérature a créé, essentiellement à partir du XVIIIe siècle, ce mythe du brigand-héros, protégeant les plus pauvres et luttant contre les injustices, s’inspirant de personnages réels ou fictifs. En revanche, quels que soient la période ou le pays, les pouvoirs publics ne partagent pas cette vision positive du brigandage.
Ils estiment qu’il constitue une menace pour les personnes et la circulation des marchandises, ou même une cause d’instabilité politique, comme sous la Révolution. C’est pour cela que le brigandage a toujours été considéré comme l’un des crimes les plus graves, méritant de ce fait des peines extrêmement sévères, généralement la peine de mort.
Néanmoins, entre une littérature louant les vertus des brigands et une législation des plus exemplaires, la réalité de ce crime ne correspond à aucun de ces deux points de vue, principalement dans le pays niçois et la Provence orientale des XVIIIe et XIXe siècles. Pourtant, ce territoire est propice au développement du brigandage.

L’extrême pauvreté de la population peut pousser certaines personnes au crime. Les zones montagneuses permettent aux brigands de dresser facilement des embuscades aux passants et constituent, dans le même temps, des cachettes difficilement accessibles aux forces de l’ordre, sans compter que les frontières proches leur permettent de s’enfuir et de se soustraire aux autorités, policières et judiciaires. Enfin, les changements de régime durant les XVIIIe et XIXe siècles constituent des périodes d’instabilité politique qui favorisent la criminalité.
Néanmoins, malgré tous ces facteurs favorables au brigandage, on rencontre rarement de grandes bandes professionnelles, comme celles de Cartouche ou Mandrin. Nous sommes en présence d’hommes pauvres, devenant des criminels lorsque des opportunités se présentent à eux et volant leurs propres voisins, aussi pauvres qu’eux. Il s’agit d’une petite criminalité, opérant occasionnellement et destinée plus à survivre qu’à s’enrichir.
De ce fait, les juges du pays niçois et de la Provence orientale, chargés de la répression d’actes de brigandage, vols sur grand chemin, pillages et rançonnements, se trouvent confrontés à une difficulté majeure. Ils doivent prononcer des peines sévères et exemplaires à l’encontre de ces brigands alors que ceux-ci n’ont volé que quelques effets, de la nourriture ou de menues sommes d’argent. C’est pour cette raison que ces juges essaient, lorsque cela leur est possible, de prononcer une condamnation qui, tout en respectant les peines édictées, prenne en compte cette réalité.

Patricia Prenant est chercheure associée au laboratoire ERMES et a soutenu sa thèse d'Histoire du droit et des institutions en janvier 2008 à l'Université de Nice-Sophia Antipolis.


Vient de paraître le dernier numéro de la revue Politique Européenne, sous la direction de Ph. Aldrin et D. Dakowska.

Sommaire :

  • Ph. Aldrin et D. Dakowska : Légitimer l'Europe sans Bruxelles ? Un regard sur les petits entrepreuneurs d'Europe, entre décentrement et recentrages
  • J. Weisbein : La Fédération française des maisons de l'Europe (1960-2000). La trajectoire d'un militantisme européen de terrain
  • F. Le Cam et J.-M. Utard : Parler(s) d'Europe sur le web. Cafebabel ou les énonciations dispersées d'une parole européenne
  • Ph. Aldrin et N. Hubé : "Devenir des ambassadeurs de l'Europe". Une lecture politique de la première expérience de démocratie délibérative européenne
  • S. Wojcik : Participer et après ? L'expérience des Consultations européennes des citoyens 2009
  • D. Dakowska : Vers une politisation du débat public européen ? L'institutionnalisation des "fondations politiques européennes"

Varia
A. Rayroux : Adaptation, projection, convergence ? L'européanisation de la défense et l'intervention militaire EUFOR Tchad/RCA

 


Vient de paraître ouvrage du Prof. Eric Savarese LA RENCONTRE POSTCOLONIALE.


Les actes du colloque PRIDAES IV viennent de paraître Consentement des populations, plébiscites et changements de souveraineté, Serre éditeur, 2013, 489p.

http://www.dailymotion.com/video/xf164v_colloque-p-r-i-d-a-e-s-a-l-abbay...

Le colloque « Consentement des populations, plébiscites et changements de souveraineté » tenu à Nice et Chambéry en octobre 2010 à l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de l'annexion de la Savoie et de Nice à la France,
est la quatrième rencontre organisée dans le cadre du P.R.I.D.A.E.S. (Programme de Recherche sur les Institutions et le Droit des Anciens Etats de Savoie).
Né de la volonté d'apporter une contribution originale à la commémoration de cet événement, et de la certitude que le cœur du problème posé par l'annexion de la Savoie et de Nice à la France, est celui du consentement des populations, cet ouvrage, reposant sur une approche à la fois comparatiste, pluridisciplinaire et transnationale, permet d'aborder cette thématique sous des angles très divers.
Une première approche politique et juridique interroge la notion de consentement, en évaluant notamment son caractère populaire ainsi que les conditions de l'expression de la volonté, avant d'envisager sa portée et ses effets de droit, et plus loin les théories du consentement. Comme les solutions plébiscitaires appliquées en Savoie et dans le comté de Nice ne sont ni originales ni isolées, et puisque le consentement des populations a pu prendre d'autres formes électives, une autre étape de l'ouvrage est consacrée aux prémices historiques et aux modèles du consentement, depuis la Révolution jusqu'à la veille des plébiscites de 1860. D'autres contributions sont ensuite consacrées aux plébiscites italiens qui constituent le contexte immédiat des événements du printemps 1860. Les plébiscites de Nice et de Savoie font l'objet de neuf études, replacées dans leur perspective historique, depuis les accords de Plombières jusqu'à une vision contemporaine et rétrospective, en passant par des interrogations relatives à la construction du consentement entraînant une réelle politisation du suffrage, et en en évoquant aussi les effets périphériques des annexions, géographiques ou institutionnels. L'étude se prolonge enfin avec d'autres exemples plus récent ayant associé, négligé ou ignoré le consentement des populations à l'occasion d'un changement de souveraineté.

Photos de couverture :
- Le vote des Chambériens en 1860, huile sur toile de Louis Houssot (détail), 1860, Musées d'Art et d'Histoire de Chambéry, D 58-1-1.
- Eugène-André Oudiné (1810-1887), médaille, bronze de l'annexion de la Savoie et du comté de Nice, bronze, 1860, diamètre : 71 mm, revers : figure allégorique de la France tenant le sceptre et la palme et réunissant la Savoie et le comté de Nice lui remettant leur couronne respective, collection privée. 
-Les armoiries des Etats de Savoie, Turin, cliché O. Vernier.

 


Co-édition de l'Académie Salésienne et du laboratoire LLS.


Les enregistrements vidéos des interventions du colloque Couronne royale, tenu à Annecy les 12 et 13 avril derniers, sont à présent disponibles en ligne, sous forme d'épisodes de podcast.

Vous pouvez les consulter à partir de la page :

http://podcast.grenet.fr/Couronne2013


Parution : Cavallier Frères, Dans les coulisses d’une parfumerie grassoise (1785-1966)

L’ASPEAM a le plaisir de vous informer de la parution de son dernier ouvrage « Cavallier Frères, Dans les coulisses d’une parfumerie grassoise (1785-1966) ».

 Avec cet ouvrage, l’ASPEAM et ses chercheurs proposent une nouvelle incursion dans l’histoire de Grasse et de ses parfumeries. Cette immersion se fait à nouveau à travers le prisme d’archives privées inédites, transmises par des familles d’industriels. Ainsi, après un premier opus paru en 2012, consacré aux Ossola, l’Association dévoile la destinée de la Maison Cavallier Frères. Fondée en 1785, cette entreprise traverse le XIXe et une grande partie du XXe siècle en épousant les évolutions économiques et techniques d’un secteur d’activité en perpétuelle mutation. Une part substantielle de cette aventure commerciale se confond avec l’histoire générale du bassin industriel grassois, que ce soit par le biais de ses usines, de ses produits ou de ses modes d’administration. Le parcours de la parfumerie Cavallier Frères présente aussi un visage plus singulier induit par ses liens commerciaux avec les deux plus grandes marques d’Eau de Cologne allemandes, 4711 et Farina. De ces échanges nait une relation amicale entre ces Maisons, amitié à laquelle Denis Saisse, héritier de la société Cavallier, tâche de rester fidèle. Par ailleurs, devenu la véritable figure tutélaire de cette entreprise, ce dernier s’engage durant la Première Guerre mondiale et lègue un témoignage de premier ordre sur le 23e bataillon de Chasseurs alpins, les diables bleus. À l’heure des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, la mémoire privée d’une famille de notables grassois aide ainsi au décryptage d’une histoire nationale plus ample.

- Patricia Prenant (ERMES) : Industrie du luxe et commerce international : cent ans d’échanges entre Grasse et Cologne (1875-1966)
- Nina Deschamps (ERMES) : La famille Cavallier à l’épreuve de la Grande Guerre : regards croisés de l’arrière et du front (1914-1918)
- Album photo de la famille Cavallier
- Gabriel Benalloul : La parfumerie Cavallier Frères au rythme de ses usines
- Géraud Buffa : Cavallier Frères et la lavande : un demi-siècle d’évolution stratégique

156 pages - Format 21x15 cm - 48 illustrations noir et blanc -Tirage limité - 18 euros

Ouvrage en vente dans les principales librairies niçoises et grassoises ou directement auprès de l’ASPEAM (courriel : aspeam06@yahoo.fr - Téléphone : 06-07-48-44-10).


Vient de paraître : Histoire des idées politiques. Synthèse du cours, définitions, exercices, 2ème édition


Vient de paraître Grasse et les Ossola.

-Gabriel Benalloul : Aux origines des Ossola, Grasse, la parfumerie Court, la maison Jean Court au travers des archives de cette société
- Karine Deharbe : César et Jean Ossola, d’un radicalisme à l’autre
- Moments choisis : Album photo des Ossola. Souvenirs de Grasse et de la Côte d’Azur
- Patricia Prenant : La propriété littéraire de Guy de Maupassant, l’héritage de la famille Ossola
- Alain Bottaro : Jean Ossola et l’expérience gouvernementale ; le sous-secrétariat à la guerre, 1925-1926

Grasse et Ossola


L’ouvrage Le pouvoir local en France de Stéphane Cadiou vient de paraître aux Presses Universitaires de Grenoble (septembre 2009, collection ’Politique en +’)

 

 

Pour la table des matières ou pour commander l’ouvrage, télécharger le bon de commande en cliquant sur l'image ci-dessus.

 


Les actes du colloque PRIDAES III viennent de paraître Propriété individuelle et collective dans les Etats de Savoie, Nice, Serre éditeur, 2012, 316p.

 

 

Le colloque « Propriété individuelle et collective dans les États de Savoie" tenu à Turin en octobre 2009, est la troisième rencontre organisée dans le cadre du P.R.I.D.A.E.S. (Programme de Recherche sur les Institutions et le Droit des Anciens Etats de Savoie).
Ce programme de recherche international et interdisciplinaire est né d'un constat : si en 1860 le royaume de Piémont-Sardaigne donne naissance à l'Italie, tandis que la Savoie et le Comté de Nice en sont détachés pour être cédés à la France, cette date marque aussi la disparition d'un État, de ses institutions et de son organisation juridique. Mais, jusqu'à ce moment, la Maison de Savoie a constitué une puissance régionale dont l'influence fut certaine dans l'histoire de l'Europe. L'objectif du P.R.I.DAE.S. est de parvenir à une meilleure connaissance de cette histoire institutionnelle et juridique, en relation avec son contexte politique, social ou économique.
Aussi, le colloque « Propriété individuelle et collective dans les États de Savoie » dans le cadre d'une approche à la fois comparatiste, pluridisciplinaire et transnationale, a permis d'envisager différentes formes de propriété, celles relevant de la matrice révolutionnaire et napoléonienne, mais aussi, au cours des siècles précédents, des formes d'appropriation collective adaptées aux usages de la civilisation paysanne et montagnarde.
Derrière cette problématique générale, plusieurs thèmes ont été abordés : la propriété féodale, en particulier la conservation et la transmission des biens féodaux ; les biens communaux sur un large éventail chronologique, et les propriétés simultanées, liées aux activités pastorales et à l'exploitation des alpages ; ou bien encore la propriété ecclésiastique, surtout au regard des changements de souveraineté ; enfin, divers aspects de la jouissance de la propriété privée, de sa circulation et sa protection.

RSDI 2012

 


Actes du colloque Pridaes II

RSDI 2012

 


L’ouvrage L’Élu local aujourd’hui vient de paraître aux Presses Universitaires de Grenoble (mars 2009, collection ’Libres Cours’).

Réunissant les communications des intervenants du colloque « L’élu local aujourd’hui : changements ou continuité ? », cet ouvrage, placé sous la direction de Christian Bidégaray, Stéphane Cadiou et Christine Pina, offre un contribution originale et pluridisciplinaire à cette figure de la vie politique française.

Considéré comme « proche » des citoyens et attaché à un territoire, l’élu local constitue une figure singulière du personnel politique. Dans les enquêtes d’opinion, il semble toujours bénéficier d’une image positive, en partie parce que son action est souvent considérée comme « apolitique ». Mais les conditions d’exercice des mandats locaux ont changé. Les politiques de décentralisation, la complexification de la gestion publique, le poids des partis politiques, l’intensification de la compétition électorale, voire les injonctions participatives constituent autant de nouveaux défis pour les élus locaux. Dans ce contexte, l’élu local est-il resté inchangé, comme en témoigne l’usage, toujours aussi fréquent, de la notion de notable ? Ou, à l’inverse, peut-on observer l’émergence d’une nouvelle figure de l’élu local (technocrate, manager…) ? 

Ces questions – discutées dans cet ouvrage par des universitaires de disciplines différentes – permettent d’analyser l’adaptation des compétences, des rôles et de la légitimité des élus locaux à l’aune de ces nouvelles contraintes.

Ont contribué à cet ouvrage : Bruno DUMONS, Élisabeth DUPOIRIER, Alain FAURE, Robert HERTZOG, Patrick JACQ, Rémi LEFEBVRE, Patrick LEHINGUE, Christian LE BART, Rémy LE SAOUT, Michel VERPEAUX, Pierre SADRAN, Aurélia TROUPEL.

Pour lire un extrait ou commander l’ouvrage, suivez ce lien. 



Les actes de la journée d’étude "Les Alpes-Maritimes, territoire administratif et politique singulier ?" (juin 2008) viennent de paraître dans le numéro 77 des Cahiers de la Méditerranée (numéro daté de décembre 2008).

 

Pour commander ce numéro ou un autre des Cahiers de la Méditerranée, cliquez ici ou téléchargez le bon de commandee et le sommaire en cliquant sur l'image ci-dessus.


Études d’histoire du droit privé en souvenir de Maryse Carlin, Contributions réunies par Olivier Vernier, Michel Bottin et Marc Ortolani, avec le concours de l’Université de Nice Sophia-Antipolis , Paris, Éditions La Mémoire du Droit, 2008, 864 p.

L’histoire du droit privé a perdu avec Maryse Carlin une de ses membres les plus éminentes et les plus investies dans la communauté universitaire. Aussi est-il légitime qu’à l’initiative de ses disciples niçois un important recueil de travaux lui soit aujourd’hui dédié par ses collègues, ses amis et ses élèves. Ils ont souhaité porter témoignage ou poursuivre par écrit avec elle le dialogue interrompu par la maladie, l’éloignement puis la séparation intervenue trop rapidement. Ce volume présente un large tour d’horizon sur l’état de la recherche historique en droit privé et notamment dans les pays de droit écrit. Les auteurs ont souvent et légitimement tenu à aborder quelques-uns des domaines et des époques de prédilection de Maryse Carlin, comme le renouveau du droit romain au moyen âge, le droit de la famille, le statut de la femme ou le droit des biens. Mais comme elle était toujours attentive à d’autres champs de notre discipline, le droit processuel, le droit pénal ou le droit social viennent apporter leur contribution à ce témoignage de gratitude et de fidélité. Ainsi ces Études sont l’occasion pour les contributeurs issus des universités parisiennes, des universités de province de Rennes à Lyon, de Lille à Corte, de Bordeaux à Aix-en-Provence mais aussi des universités italiennes et en particulier turinoises de rassembler le meilleur de leurs préoccupations scientifiques actuelles. Le juriste et l’historien y trouveront, comme dans un précieux dépôt, la matière pour d’enrichissantes réflexions.

Commander l’ouvrage en contactant les éditions La Mémoire du Droit.

 


Actes du colloque Pridaes I

 


Olivier Vernier, Marc Ortolani (dir.), La justice administrative à Nice (1800-1953), Du conseil de préfecture au tribunal administratif, Nice, Serre éditeur, 2006.

Ce nouvel ouvrage rassemble les communications enrichies présentées lors de la journée d’étude organisée par le Laboratoire ERMES (Centre d’Histoire du droit Maryse Carlin) et l’Ecole doctorale Interactions Nationales, Européennes et Internationales de l’Université de Nice Sophia-Antipolis le 25 novembre 2005, sous le titre « Cent ans de justice administrative à Nice 1860-1953. Du Conseil de préfecture au Tribunal administratif ». Depuis quelques années, l’histoire des conseils de préfecture a connu un regain de recherches dont le point d’orgue a été en 2003 le cinquantième anniversaire de la création des tribunaux administratifs. Le présent recueil aborde l’évolution d’une juridiction d’un département à l’histoire administrative singulière, puisqu’il n’est français seulement que depuis 1860. La destinée particulière des Alpes-Maritimes attribue au conseil de préfecture, un rôle qui n’est pas seulement juridictionnel. Il a en effet pour fonction de faire pénétrer les principes et les règles du droit administratif français mais aussi de contribuer, sur un plan davantage politique, à l’intégration à la France et aux principes de la République. Les neuf communications appréhendent à travers la pratique jurisprudentielle (depuis le contentieux de l’urbanisme à celui des élections, ou de celui du fleuve Var à celui de l’épuration de la fonction publique) l’histoire de la justice administrative dans notre département, sur la longue durée depuis le Consulat jusqu’à la Quatrième République, lorsque les conseils de préfectures sont transformés en tribunaux administratifs. Précieux par essence pour l’histoire du droit administratif et celle du contentieux, ces travaux intéresseront également les historiens de la société des XIXe et XXe siècles qui pourront y trouver réflexion sur les rapports entre le pouvoir politique et ses sujets/administrés, sur les mutations économiques, sur le développement urbanistique ou sur l’apprentissage de la démocratie dans les Alpes-Maritimes.

Un volume broché de 230 pages, au format 16 x 24 cm. Illustrations . Couverture pelliculée en couleurs.
Commander l’ouvrage en contactant les éditions SERRE.


Collectif, Le Temps et le Droit, Actes des Journées Internationales de la Société d’Histoire du Droit, Nice, Serre éditeur, 2002.

Réfléchir sur les rapports que le droit entretient avec le temps, tel était le thème de travail des Journées internationales d’Histoire du droit tenues à Nice au printemps 2000. Seule une commémoration comme a pu en susciter le passage de millénaire pouvait encourager une telle entreprise. L’abstraction de l’objet de l’étude, la polysémie du terme, rendaient légitimes toutes les ouvertures. La dilution du thème dans des préoccupations divergentes était un des risques encourus. Risque limité, réflexion faite, puisque toutes ces approches étaient éclairées par l’histoire du droit. C’est sous cet aspect que la présente publication trouve sa profonde unité.

Broché sous couverture pelliculée en couleurs, format 16 x 24 cm, 258 pages, 2002.

Commander l’ouvrage en contactant les éditions SERRE.

 

 


Collectif, Du comté de Nice aux Alpes-Maritimes. Les représentations d’un espace politique et culturel dans l’histoire, Actes du colloque du même nom, 1999.

Dans la perspective d’une histoire identitaire, le Centre d’Histoire du Droit a pris l’initiative du colloque « Du Comté de Nice aux Alpes-Maritimes ». A cette occasion, juristes et historiens, universitaires niçois mais aussi savoyards et turinois se sont trouvés associés pour confronter leurs recherches et leurs regards sur un territoire dont l’histoire les a rendus solidaires.

Broché sous couverture pelliculée en couleurs, format 16 x 24 cm, 272 pages, 28 illustrations noir et blanc, bibliographie.

Commander l’ouvrage en contactant les éditions SERRE.